Christian Death

Christian Death

Christian Death est un groupe de Death Rockfondé en 1979, sur la côte ouest américaine, par le chanteur, poète, écrivain, réalisateur et compositeur Rozz Williams.

Bien que peu connu en France, le groupe y connut son heure de gloire grâce au label Havrais L'Invitation Au Suicide, créé par Yann Farcy, qui choisit de ressortir des éditions luxueuses de leur premier album Only Theatre of Pain, sorti en 1982 et le EP Deathwish, des version antérieures de morceaux d'OTOP ainsi que d'autres titres. Le tout est agrémenté de textes et de photos de toute beauté, à l'instar de ce que l'I.A.S avait fait pour l'album concept "Heresie" de Virgin Prunes.

Cette première formation comporte Rozz Williams (Chant), Rick Agnew (guitare), James Mc Gearty (bass), George Belanger (drums) aidés par une certaine Eva O. -qui fait quelques choeurs sur Cavity- et Franck, le frère du guitariste.

Tension, énergie sombre, douleur et poésie parnassienne... autant de traits marquants d'un mouvement Death Rockaméricain naissant. On y trouve, entre autres perles noires, marquées par le courant post-punk californien, le tube Romeo's distress. De ce courant, d'autres groupes émergent, 45 Grave, The Adolescents, Superheroines (avec Eva O.) et autres Pompei 99.

Fin 1983, Yann Farcy commande à Rozz Williams un nouvel album de Christian Death, celui ci s'appellera Catastrophe Ballet en hommage à André Breton. Hélas le Christian Death originel s'est séparé notamment à cause de problèmes de drogues. Le groupe Pompei 99, (composé de Valor Kand, Gitane Demone et David Glass) qui a partagé l'affiche avec Christian Death plusieurs fois, se propose de continuer l'aventure, même si Rozz aurait préféré qu'ils prennent le nom Daucus Karota. Mais c'est sans compter sur Farcy et surtout Valor qui tiennent au concept de Christian Death.

Le résultat de cette collaboration est moins tendu que le premier opus et gagne en atmosphère ce qu'il perd en énergie brute. Catastrophe Ballet, enregistré en Ecosse, est un jalon dans la discographie de Christian Death, Valor mettant son talent d'arrangeur au service d'idées parfois anciennes ("Sleepwalk" sur l'album et une version superbe de "Mysterium Iniquitatis" sous le nom de "Theatre Of Pain" lors des concerts) et dans des morceaux déchirants comme "The Blue Hour". La voix et les claviers de Gitane Demone contribuent beaucoup à étoffer le son du groupe.

Ashes sort en 1985, encore plus sombre et varié, cet album marque l'apogée du duo Rozz/Valor. On peut y entendre Sevan Kand, l'enfant de Gitane et Valor, qui y pousse la chansonnette dans une pure tradition du cri d'enfant enregistré, inaugurée par Bob Ezrin sur l'album "Berlin" de Lou Reed. Quand on sait le groupe fan du chanteur new yorkais, on comprend mieux leur choix. Le morceau qui inaugure l'album "Ashes" est une lente montée en puissance, commençant par quelques notes de piano dissonantes, pour finir en totale furie cacophonique, le chant de Rozz qui a encore pris de l'ampleur et de l'emphase, décrit dans ses lyrics ce mélange de romantisme et de douleur de manière encore plus convaincante que dans les deux premiers 33 tours.

Les riches instrumentations de Valor évoquent la musique médiévale (tambours de guerre, violons, violoncelles) et jamais par la suite Christian Death n'arrivera à atteindre une telle puissance évocatrice. On devine, sans qu'ils soient nommés de manière équivoque, les écrits de Lovecraft (The Luxury of tears fait immanquablement penser à "je suis d'ailleurs"), Edgar Poe ou encore Oscar Wilde derrière les thèmes développés ici. Un titre comme Lament, très marqué par le cabaret d'entre deux guerres fait la part belle aux deux vocalistes, Rozz et Gitane, qui sortiront bien plus tard un album en duo "Dream Home Heartache" en 1995, plus marqué par le cabaret et le spoken word que par le rock gothique.

When I was Bed est un tube potentiel et c'est ce genre de titre qui décidera Rozz à quitter le groupe, considérant que la tournure que prend Christian Death est à l'opposé de sa quête artistique personnelle. Le génial Off the Wound, une comptine complètement dérangée clôt l'album entre les vocalises suraigües de Gitane, des violons grinçants et la voix du chanteur qui semble être celle d'un vieillard dément. Ce dernier morceau donne clairement la direction que prendra désormais Williams sous le nom de Premature Ejaculation, un projet conceptuel qui puise ses racines dans les expérimentations apocalyptiques de Throbbing Gristle. Rozz retourne toutefois en studio la même année avec Eric Westfall, leur producteur, pour enregistrer deux titres qui n'auraient pas dépareillé sur l'album "Ashes" : "Spectre" ainsi que "Love is Dead".

Après le depart de Rozz en juin 1985, Le guitariste Valor Kand reprend à son compte le nom et la destinée du combo et sort à la va vite une flopée de titres, rassemblés sur "The Wind Kissed Pictures". Cette collection de simples souffre cruellement d'une production calamiteuse et de l'absence de Rozz, ceci malgré Barry Galvin, recruté peu de temps avant le départ du membre fondateur du Christian death originel. Barry Galvin (Bari-Bari), futur membre de Mephisto Walz, Scarlets Remains...) ne sera pas crédité pour certaines de ses compositions du premier album du "nouveau" Christian Death.

Sorti en 1986, le dit album marquera les esprits : Atrocities, comme cette opération à c½ur ouvert illustrant la jaquette, lumière blafarde du bloc opératoire sur un inévitable fond noir. Le style rigoureusement pompier de Valor n'a pas encore totalement étouffe la créativité du groupe, et on retrouve même ici un esprit très proche de "Ashes" : Ventriloquist est même le seul (et unique) morceau dans lequel le nouveau maitre du groupe se lâche totalement au niveau du chant. Une ambiance décadente et noire qui n'est pas pour déplaire au public habitué aux précédents opus. Les fans qui n'ont pas suivi le Christian Death de Valor avouent tout de même qu'Atocities n'est pas un disque déplaisant. Gitane s'épanouit au chant dans une superbe reprise du Gloomy Sunday de Billie Holyday. Ceci dit, la cohésion et la qualité de l'album n'empêchera pas Bari-Bari et le bassiste Johann Schumann de quitter le navire, pour fonder Mephisto Walz, un projet gardant la continuité de l'esprit gothique et romantique initié par le Christian Death originel.

"The Scriptures" suit en 1987 avec le single "Sick of Love" et quelques titres pop qui l'accompagnent : "Vanity", "Four Horsemen" et "1983" (une magistrale réinterprétation de Jimi Hendrix). Le reste de l'album, très marqué par la spiritualité -un des chevaux de bataille de Valor avec le sexe et l'apocalypse- continue dans un délire totalement conceptuel, à partir d'écrits bibliques en tout genre, notamment de témoins de jehovah... à la sauce Valor. En effet le livre des révélations est le nom donné par cette secte à l'Apocalypse de Jean. Les obsessions de Kand pour Nostradamus le poursuivront jusqu'au premier janvier 2000, date à laquelle le monde était censé disparaitre dans les flammes. L'histoire aura tranché, Valor passera pour le Paco Rabannedu gothic rock.

Sont recrutés James Beam et Kota pour succéder respectivement à Barry Galvin et Johann Schumann, ce qui n'empêchera pas par la suite au groupe de tomber dans la vulgarité et le mauvais goût. A noter le superbe "Golden Age" assez délicat avec son piano et ses ch½urs, chanté par Gitane.

Sex & Drugs & Jesus Christ, en 1988, commence à se perdre dans les provocations faciles et les lourds riffsde guitare tout droit venus de la planète Hard-rock... Ceci dit, pour son ultime participation à un album de Christian Death, Gitane Démone donne le meilleur d'elle même dans le sarcastique "Jesus, if you love me, where's the sugar?" et dans le lyrique Incendiary lover. Wretched Mankind n'est pas désagréable non plus même si les thèmes abordés par Valor tournent un peu en rond. Quelques maxis sortent, même si comme à l'image de Church of no return, le leader se crédite un peu pour tout et n'importe quoi, ses qualités de musiciens lui permettant ce tour de force, qu'il renouvellera dans les deux opus à suivre. Zero sex et This is blasphemy ne font que confirmer la nouvelle tournure métal que prend le "groupe". Après un live moyen The Heretics Alive, Gitane met la clé sous la porte à la ville comme à la scène, s'estimant lésée et avouant être restée dans le groupe pour des raisons extra musicales (leur fils, notamment).

Qu'à celà ne tienne, en 1989 Valor n'a besoin que d'un guitariste multi-talents, "Nick the bastard" pour le seconder dans un double album en demi teinte. All the love - All the hate est à moitié raté, c'est à dire que "All the hate" souffre des mêmes tares que les maxis de 1986, à savoir une production atroce qui ne met pas en valeur les compositions, celles-ci n'étant pas forcement à la hauteur du reste... Pour ce qui est de "All the love", le disque comporte de très beaux titres We fall like love en est un bel exemple. Valor sait baisser le volume pour faire quelque chose d'autrement plus délicat que de la bouillie métal produite à la louche de "All the hate" à la pochette douteuse en plus d'être visuellement discutable. on s'éloigne parfois complètement du gothic rock pour aller lorgner vers la pop ou le gospel et une reprise de Jimi Hendrix (encore) "Angel", ce qui prouve l'etendue la culture musicale du leader de "Christian Death 1989". Ce dernier avouera par la suite ne pas avoir eu le temps de produire correctement le jumeau de "All the love", ceci expliquant peut-être cela. A noter tout de même le caustique I hate you chanté par un Sevan Kand un peu plus grand que sur "Ashes" qui se défoule sur fond de heavy métal en jurant et en criant tout ce qui lui passe par la tête. A tel point que la version américaine du single est inaudible tellement elle comporte de bips.

Valor termine les années 80 en beauté avec INSANUS, ULTIO, PRODITO, MISERICORDIAQUE, une espece de compilation dans laquelle figure des demos retravaillés par le maitre et qui avaient été abandonnés par Christian Death de 1985 à 89, dont un morceau avec Rozz Williams "Infans Vexatio", magnifique, aussi connu sous le titre "Lullaby". "Venenum" retient aussi l'attention, avec la présence de Gitane à la voix, David Glass et Bari-Bari ainsi que d'autres titres un peu pop, à l'esprit plus ou moins gothique. En tout cas point de metal lourdingue ici, ce qui sauve cet opus de bonne facture dans l'ensemble. "Mors Voluntaria" comporte un sample de la version studio de "A saucerful of secrets" de Pink Floyd, de manière à peine perceptible, ce qui donne à ce morceau une dimension parfaitement hypnotique. Valor crédite par ailleurs un orchestre symphonique.

Rozz de son côté, bien qu'occupé avec son nouveau groupe Shadow Project, reforme une mouture de Christian Death fin 1989 avec deux des membres originaux. Valor, ne souhaitant pas en rester là, l'attaque en justice et obtient du groupe de Rozz qu'il se rebaptise Christian Death featuring Rozz Williams pendant que son propre groupe tourne sous le nom de Christian Death TM, une situation burlesque qui n'est pas sans rappeler le groupe Yes et les scrupules artistiques qui poussent les uns et les autres à utiliser une franchise pour valider leur démarche artistique, Rozz ayant laissé ses compagnons en 1985 et Valor ayant quelque peu dénaturé le cahier des charges death rock originel du concept, sans parler du fait qu'il se revendique encore aujourd'hui de la paternité et du nom d'un groupe dont il n'est pas lui même un membre fondateur. Cette position délicate n'est pas sans rappeler celle de David Gilmour dans le groupe Pink Floyd, toutes proportions gardées. De cette reformation opportuniste de Christian Death par Rozz surnagent tout de même quelques titres intéressants tels les albums "The Rage of Angels" et "The path of Sorrows" ainsi que des titres épars tels l'honorable "Skeleton kiss", avec une réserve tout de même pour les personnes allergiques au métal. Un dernier concert des Christian Death originels est donné en juin 1993.

Shadow Projectest l'occasion pour Rozz Williams et Eva O de revenir à un son rock brut, parfois plus sombre que Christian Death, et intègre en plus des technologies modernes telles le sampling grâce au clavieriste Paris, celui là même que l'on voit en pleine action sur la pochette de la compilation "The Whip". Johann Schumann et David Glass feront partie d'une mouture primitive de Shadow Project.

Rozz Williams est aussi très actif avec ses autres differents projets (Daucus Karota, EXP, Premature Ejaculation), et sous son propre nom dans d'excellents albums spoken word introspectifs qui ne sont pas sans rappeller l'esprit des écrits de William Burroughs, spirale cauchemardesque de l'héroïne et de l'auto analyse. Les textes de Rozz se font de plus en plus pointus et acérés.

Depuis sa rencontre au début des 90's avec la bassiste et chanteuse Maitri, le désormais, Christian Death (tm) de Valor ne fera plus appel qu'a des membres additionnels, écumant la scène rock plus ou moins métal. "Sexy Death God" daté de 1994 comporte de bons moments tels "Temple of desire" "Heresy Act Two" ou "Drilling the Hole" même si le gros métal qui tâche domine, tout comme dans l'album suivant "Prophecies".

En 1998 "Pornographic Messiah" renoue avec un esprit un peu plus 'gothique' avec des titres comme "Millenium unwind" et la reprise du "Sex Dwarf" de Soft Cell qui avait fait son petit effet quand le groupe Synth-pop l'avait assorti d'une vidéo croustillante. Christian Death s'en sort bien dans cet exercice de style, même s'ils s'adjoignent les services de membre du groupe black métal comique "Cradle of Filth", et qu'ils reprennent un titre des "Tétines Noires" : Washing Machine.

1998 est également l'année ou Rozz Williams se donne la mort, ne laissant aucune explications sur son geste.

L'album de Valor est d'ailleurs dédicacé à la mémoire de Rozz Williams, ce qui n'a pas manqué de faire réagir les proches de Rozz, tels Williams Faith.

En 2001 sort "Born again Anti Christian", puis le projet de Maitri "Lover of Sin" dans une veine purement métal.

Après un long silence, Valor réanime Christian Death en 2007 avec "American Inquisition".

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 11:00

The Sisters Of Mercy

The Sisters Of Mercy

The Sisters of Mercy est un groupe de rock gothique anglais des années 1980. Le nom du groupe serait inspiré d'une chanson de Leonard Cohen où la locution « the sisters of mercy » désignerait alternativement un ordre religieux du même nom et des prostituées. Très influent dans les milieux gothiques, le groupe n'a pourtant sorti que trois albums en près de 25 ans d'existence. Le travail sur le son et la mélodie a toujours caractérisé leurs ½uvres. Leurs concerts sont souvent décrits comme une « expérience », incluant des nappes de fumée épaisse accompagnées d'effets lumineux. Le groupe a toujours été fortement marqué par la personnalité d'Andrew Eldritch, frontman charismatique. Très indépendant et voulant garder le contrôle artistique du groupe, Andrew Eldritch crée Merciful Release, son propre label, et même lorsqu'il signera avec la major WEA, il gardera au sein de cette collaboration la production, le design et la direction artistique des disques, WEA s'occupant de la distribution et de la promotion du groupe. Volontiers provocateur, il a toujours rejeté la qualification de gothique, malgré l'unanimité de la critique le qualifiant d'un des fondateurs du style. Ses paroles sont souvent cyniques, désabusées, voire nébuleuses pour certains, faisant référence à divers artistes, philosophes et événements historiques qu'il apprécie.

Fondé en 1979 à Leeds par Andrew Eldritch et Gary Marx, le groupe sort quelques singles, qui seront repris plus tard sur Some girls wander by mistake en 1992. Une première version de « Temple of love », futur hit, sort en 1983. À noter que sur les singles apparaît déjà un membre prépondérant du groupe jusqu'à ce jour : Doktor Avalanche, la boîte à rythmes qui sert de batterie. L'utilisation d'une boîte à rythmes dans un groupe par ailleurs purement rock met déjà les Sisters à part d'une grande partie de la scène.

Après quelques changements de line-up (et le départ fin 1983 du guitariste Ben Gunn), le groupe, qui comprend maintenant Eldritch (chant), Marx (guitare), Craig Adams (basse) et Wayne Hussey (guitare, un ancien membre de Dead Or Alive), sort First and Last and Always le 11 mars 1985. Son de guitare aigrelet mais clair, basse chaleureuse et hyper mélodique, et voix sépulcrale d'Eldritch fournissent ce que certains appelleront plus tard "le son gothique". Le groupe déclare souvent ne pas aimer le son de l'album.

Les dissensions internes sont pourtant là. L'album à peine sorti, il entre dans le Top 20 anglais, alors que Marx quitte le groupe. Une rumeur veut que la chanson "Walk Away" lui ait été dédiée. En 1986, c'est au tour de Wayne Hussey de partir, suivi de Adams. Ils fonderont The Mission, groupe qui s'avéra apprécié des fans des "Sisters" et de la critique, mais détesté par Eldritch qui déclarera que Hussey est un des pires auteurs qu'il ait rencontrés.

Alors que le groupe est à son apogée commerciale, il se trouve réduit à la seule personne d'Eldritch, incapable de donner des concerts dans ces circonstances. Contre toute attente, il ne recrute qu'un nouveau membre, Patricia Morrison (ex Gun Club), pour tenir la basse.

De cette collaboration suivra l'album Floodland, sorti en novembre 1987. L'album montre une nouvelle forme de maturité, les chansons étant plus complexes et atmosphériques. Les claviers prennent plus de place sans étouffer les guitares pour autant. L'album est moins simple et direct que son prédécesseur, mais cela ne l'empêche pas de connaître un succès encore plus grand, notamment grâce au single "Lucretia/My Reflection" (juin 1988).

En 1990, Morrison quitte également le groupe, et sera remplacée par Tony James (ex Generation X et Sigue Sigue Sputnik) à la basse. Andreas Bruhn et Tim Bricheno (All About Eve) rejoignent le groupe aux guitares, et le groupe peut à nouveau jouer live.

Eldritch et Bruhn composent le nouvel album Vision Thing sorti en octobre 1990. Alors que Floodland était un pas vers la complexité et l'atmosphérique, Vision Thing est un retour à la simplicité. Un son rock très classique, peu de claviers, l'album est plus accessible. Il semble aussi un peu moins inspiré et plus inégal. Le succès n'est pas aussi important malgré des singles bien choisis qui fonctionnent bien.

En 1992, la sortie de la compilation de singles de début de carrière Some girls wander by mistake est l'occasion de sortir une nouvelle version de « Temple of love », avec Ofra Haza qui accompagne Andrew Eldritch au chant. Largement plus complexe et atmosphérique que la première version, il s'agit du single des Sisters ayant connu le plus de succès à ce jour.

En 1993 sort A slight case of overbombing, un best-of du groupe.

Depuis cette époque, le groupe a encore connu quelques changements de line-up. Bien que se produisant encore à intervalles réguliers en concert, plus aucun enregistrement n'a été offert au public. Cependant, le groupe à fait ce qui était une tournée finale : "Sisters Bite The Silver Bullet" en 2006-2007.

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 10:19

Modifié le mercredi 22 octobre 2008 10:34

Joy Division

Joy Division

Joy Division est un groupe anglais de quatre membres, formé en 1977 à Manchester, inscrit dans la mouvance post-punk et initiateur de la cold wave. Groupe visionnaire et précurseur, ayant défriché de nouveaux territoires, il se dissout en mai 1980 après le suicide de son chanteur à la voix caverneuse, Ian Curtis.

Les trois membres restants du groupe ont formé New Order quelques mois plus tard. Des dizaines d'années après sa disparition, Joy Division reste une comète majeure du rock anglais par la puissance souterraine de sa musique, qui semble inaltérable, bien qu'aride. Tout le matériel existant et les premières démos ont été réédités sous format CD.

Le guitariste Bernard Sumner dit Barney (parfois désigné à l'époque par les pseudonymes Bernard Albrecht comme sur le premier EP, Bernard Dicken ou encore Albrecht-Dicken), le bassiste Peter Hook dit aussi Hooky et un ami, Terry Mason dit Terry, qui joue de la batterie, se rencontrent lors d'un concert des Sex Pistols, le 4 juin 1976. Toutefois, ils leur manque un chanteur. C'est à la suite d'une annonce déposée au magasin de disques Virgin de Manchester que Ian Curtis s'enquiert de la disponibilité de la place. Lors d'une rencontre au deuxième concert des Sex Pistols au Lesser Free Trade, le 20 juillet, ils recrutent sans problème le chanteur Ian Curtis, qui est à peu près du même âge qu'eux, environ vingt ans. Le groupe ainsi constitué s'inspire du fameux concert punk des Sex Pistols, «Anarchy (U.K.) Tour», qui, le 9 décembre 1976, réunit 42 personnes à l'Electric Circus de Manchester.

Le guitariste Bernard Sumner dit Barney (parfois désigné à l'époque par les pseudonymes Bernard Albrecht comme sur le premier EP, Bernard Dicken ou encore Albrecht-Dicken), le bassiste Peter Hook dit aussi Hooky et un ami, Terry Mason dit Terry, qui joue de la batterie, se rencontrent lors d'un concert des Sex Pistols, le 4 juin 1976. Toutefois, ils leur manque un chanteur. C'est à la suite d'une annonce déposée au magasin de disques Virgin de Manchester que Ian Curtis s'enquiert de la disponibilité de la place. Lors d'une rencontre au deuxième concert des Sex Pistols au Lesser Free Trade, le 20 juillet, ils recrutent sans problème le chanteur Ian Curtis, qui est à peu près du même âge qu'eux, environ vingt ans. Le groupe ainsi constitué s'inspire du fameux concert punk des Sex Pistols, «Anarchy (U.K.) Tour», qui, le 9 décembre 1976, réunit 42 personnes à l'Electric Circus de Manchester.


1977

Tony Tabac rejoint le groupe début 1977, en remplacement de Terry qui se fait manager. Les répétitions commencent et s'enchaînent de façon régulière mais la formation n'a toujours pas d'appellation consensuelle. Juste avant son premier concert, d'une longue série, à l'Electric Circus le 29 mai 1977, en première partie des Buzzcocks et de Penetration, le groupe décide en définitive de choisir Warsaw, bien qu'il soit apparu avant ce concert sous le nom de Stiff Kittens, suggéré par Pete Shelley des Buzzcocks et par Richard Boon.

Cinq semaines et une demi-douzaine de concerts plus tard, Tony Tabac est remplacé par le batteur punk issu du groupe Panik Steve Brotherdale, qui jouera aux concerts dès le 30 juin. Aux Pennine Sound Studios d'Oldham, Joy Division enregistre le 18 juillet 1977 The Warsaw Demo, qui regroupe cinq chansons d'influence punk (Ian Curtis refuse les ajouts de synthétiseurs du style New-Wave proposés par un des producteurs). Quatre de ces cinq chansons (à part The Kill, dans Still) ne seront jamais en vente avant 1997 (et en accès limité). Steve, qui rejoint en août son groupe d'origine, est remplacé à la batterie par Stephen Morris, originaire de Macclesfield, qui saura apporter une nouvelle identité sonore. Warsaw enregistre quatre chansons en décembre pour un EP (45 tours Maxi), An Ideal for Living.


1978

Ayant changé de nom pour Joy Division, le groupe joue son premier concert le 25 janvier 1978. Cette année-là, il jouera régulièrement dans le Nord de l'Angleterre et compile les nouvelles chansons.

14 avril 1978 : en concert à un fameux festival (son premier), Joy Division ne joue qu'à partir de 4 heures du matin mais leur prestation impressionne tellement Rob Gretton qu'il vient les féliciter ; il se propose de les «prendre en main» en tant que manager (évacuant ainsi Terry).

Les sessions d'enregistrement RCA LP des 3 et 4 mai 1978 aux studios Arrow constituent une sorte de tentative qui ne donne suite à aucune sortie d'album (à part en album pirate; on n'en retrouvera que deux titres sur le coffret de collection Heart and Soul). Ian Curtis s'était opposé aux arrangements de style New Wave qu'un des producteurs avait décidé. Le groupe restait alors encore inscrit dans le style punk.

20 septembre 1978 : à la suite d'une exigence culotée de Ian Curtis auprès de Tony Wilson (il l'insulte en lui reprochant d'avoir invité les Sex Pistols à son show et non Joy Division), participation à un show télévisé sur la chaine locale Granada Television dont il est le directeur, avec le titre Shadowplay (inclus à la fin de leur album non édité).

En octobre 1978, la maison d'édition Factory Records Ltd voit le jour, fondée par un partenariat entre Tony H. Wilson (célèbre présentateur de télévision mancunien), Alan Erasmus (acteur de théâtre) et Rob Gretton, le manager dévoué du groupe. Joy Division sera le premier groupe à signer sous ce label, soutenu par un avant-gardiste, Tony Wilson. Deux titres sont inclus sur la compilation A Factory Sampler et le premier album, An Ideal for Living (enregistré un an auparavant), fait une deuxième sortie mais très timide. En tous cas, dorénavant, le groupe est sur les rails.

En même temps, dès octobre, Martin Hannett devient le producteur de Joy Division, supervisant ainsi tous leurs enregistrements exceptés ceux des sessions radio. Ce jeune producteur, aux méthodes non conventionnelles (il a travaillé avec les Buzzcocks), se caractérise par sa méticulosité sinon par son perfectionnisme dans sa passion de la recherche sonore étrange, en particulier en ce qui concerne les sons de batterie.

Le groupe joue pour la première fois à Londres le 27 décembre 1978, devant une trentaine de personnes seulement - c'est la douche froide! Lors d'un trajet en voiture, Ian Curtis connaît sa première crise, qui sera diagnostiquée comme étant de l'épilepsie. Il doit alors prendre des médicaments sous forme de pilules, aux effets secondaires dangereux.


1979

« Joue du chevalet au manche », « Le trench de Ian Curtis », « Le solo des smashing ». Année de grande créativité et d'essor. Enregistrement des Peel's sessions pour John Peel, DJ influent de la BBC Radio, en janvier.

Il faut attendre le 14 février 1979 pour que Joy Division passe pour la première fois à la radio en diffusion nationale.

Martin Rushent, de Genetics Records (WEA), leur propose 40.000 £ pour sortir un album. Le 4 mars, une version démo de cinq titres est enregistrée à Londres. Cependant, Factory Records proposant une bien meilleure rémunération des droits d'auteur (50/50 contre 8%!!) et le public grandissant, Joy Division décline finalement la proposition.

Le groupe enregistre Unknown Pleasures en avril (dix titres dont Disorder, She's Lost Control, Shadowplay), album qui récolte de bonnes critiques, ce qui leur assure enfin un public plus nombreux. Il permettra de financer le Maxi Komakino, distribué gratuitement en flexi en juin!

Transmission (enregistré d'abord en mai 1978, puis en janvier et mars), est réenregistré en juillet pour sortir en EP (Maxi-45t) en octobre : ces nouvelles versions, très cold wave, marquent le tournant de la maturité. La deuxième apparition télévisée de Joy Division sur Granada TV, le 20 juillet (avec She's Lost Control), s'inscrit dans une saison riche en prestations (une vingtaine), qui connaît son apogée au grand concert donné à l'Electric Ballroom de Londres, fin août, avec une audience (record, pour le groupe à l'époque) de 1200 personnes.

Le 13 septembre, deux films sur la formation sont projetés au cinéma Scala puis le 15, c'est la première télévision nationale pour Joy Division (Something Else, show de la BBC2 à Manchester).

Le groupe enregistre ses secondes Peel's sessions fin novembre (où apparaît Twenty Four Hours) avant de partir pour sa première tournée européenne, en commençant par la France avec un unique et mémorable concert aux Bains Douches, le 18 décembre, live dont l'enregistrement ne sortira (sous CD) qu'en 2001.


1980

La tournée se poursuit courant janvier d'Amsterdam à Berlin. Le chanteur vient d'être père d'une petite fille mais sa rencontre avec Annik Honoré, journaliste belge, sème la confusion de ses sentiments. Exténué par l'enchaînement des concerts et souffrant des conséquences de son traitement contre l'épilepsie, Ian Curtis fait une première tentative de suicide au rasoir.

En mars, Joy Division fait une pause et enregistre du 18 au 30, aux studios Britannia Row de Londres son deuxième album « Closer » (neuf titres, 48 minutes, dont trois issus de sessions radio de 1979 : « Atrocity Exhibition », « Colony », « Twenty Four Hours ») et un titre qui sortira à part « Love Will tear us apart » (avec « These Days » en face B). En outre le label français Sordide Sentimental, publie le 45-Tours « Licht und Blindheit » (enregistré au Studio Cargo de Rochdale).

Les concerts reprennent : cinq en quatre jours à Londres. La reprise du titre du Velvet Underground « Sister Ray » est enregistré en public le 3 avril. Assurant la première partie des Stranglers au Rainbow Theatre (Finsbury Park), le 4 avril 1980, Ian Curtis a une nouvelle crise d'épilepsie, à la fin du concert, que le public prend pour un « effet scénique ». Les médecins préconisent le repos, mais le succès accumule encore la charge de travail. Le 7 avril, Ian Curtis fait une deuxième tentative de suicide aux barbituriques (le phénobarbitone). Le lendemain, au concert du Derby Hall de Bury, le remplacement de Ian Curtis par Alan Hempsall et par Simon Topping, chanteur du groupe A Certain Ratio, pour pallier la piètre performance de Ian, déclenche une émeute qui s'achève en bagarre générale. Les prestations suivantes deviennent si laborieuses que celles programmées fin avril sont annulées. Deborah, l'épouse de Ian, a l'intention d'engager une procédure de divorce. Miné, porté par de réelles aspirations au suicide, Ian se sent de plus en plus désemparé.

Avant une tournée aux États-Unis prévue du 21 mai au 7 juin, Joy Division donne un dernier concert le vendredi 2 mai 1980 à l'université de Birmingham. Le 18 mai, à la veille du départ, à cinq heure du matin, Ian Curtis se donne la mort dans la cuisine de son domicile familial de Macclesfield par pendaison. Sa femme, à qui il avait demandé la veille de quitter les lieux par mésentente, le découvre en rentrant vers midi.

En juin et juillet, le 45-Tours « Love will... » et l'album « Closer » sont publiés. Une session d'enregistrement (un titre) a lieu aux studios Graveyard en juin, avec Kevin Hewick pour chanteur de remplacement. Cependant, la dissolution de Joy Division est décidée par les trois autres membres du groupe, et, sur une idée de Rob Gretton, ils poursuivent leurs activités sous le nom de New Order.

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 10:42

Siouxsie and the banshees

Siouxsie and the banshees

Siouxsie and the Banshees est un groupe de rock anglais formé à Londres en 1976.

Ce groupe a durablement marqué la scène post-punk / new wave de la fin des années 1970 jusqu'au début des années 1990. Il a influencé une multitude d'artistes dont The Cure, Massive Attack, Garbage et LCD Soundsystem.

La chanteuse Siouxsie Sioux et le bassiste Steven Severin sont les deux membres fondateurs du groupe. Avec le guitariste John McKay et le batteur Kenny Morris, ils enregistrent en 1977 deux John Peel Sessions très remarquées pour la BBC. En 1978, le groupe sort un premier single post-punk, le sur-vitaminé 'Hong-Kong garden' classé dès sa sortie N°7 au Royaume-Uni. Leur premier album The Scream suit dans la foulée avec des morceaux qui préfigurent déja la Cold wave. Nick Kent écrit dans le NME : "Le groupe sonne comme un héritage unique du Velvet Underground mélangé à une partie de l'ingéniosité de Can époque Tago Mago." Il poursuit ensuite avec la phrase suivante : "Sûrement, le traditionnel son (guitare, basse, batterie) n'a jamais été utilisé aussi inhabituellement dans le passé avec des résultats aussi remarquables." L'album marque durablement les esprits et vingt ans plus tard, Massive Attack reprend la musique de "Metal Postcard" sur la B.O. du film The Jackal.

Le groupe devient alors un des fleurons de la new wave britannique, avec des concerts qui sont de véritables cérémonies rock mais, en septembre 1979, un clash éclate entre les musiciens au début de la tournée de l'album Join Hands, provoquant le départ précipité de McKay et Morris. Robert Smith de The Cure assure alors une première fois l'intérim momentanément.

En 1980, avec l'arrivée d'un nouveau guitariste John McGeoch transfuge de Magazine et du batteur Budgie de The Slits, le groupe se met à enregistrer des morceaux plus pop comme 'Happy house' et 'Christine', et d'autres plus magnétiques comme 'Red light'. On retrouve ces titres sur Kaleidoscope, album qui par son éclectisme, séduit un public plus large, se classant N°5 en Angleterre. En 1981, Siouxsie et Budgie forment un deuxième groupe The Creatures pour jouer une musique basée davantage sur les percussions, et les Banshees sortent en cette même année Juju, un des disques les plus marquants de leur carrière selon le chanteur Morrissey.

En 1982, la presse anglaise est dithyrambique lors de la sortie de A Kiss in the Dreamhouse, premier véritable album new wave enregistré en partie avec des arrangements de cordes. Le NME conclut sa chronique en promettant à ses lecteurs : "Cette musique vous coupera le souffle." Mais John Mc Geoch, épuisé par l'enregistrement du disque, est contraint de quitter le groupe peu de temps après.

Robert Smith prend une nouvelle fois le relais et devient à son tour le guitariste officiel des Banshees (de 1982 à 1984). Il enregistre avec eux le DVD live Nocturne filmé en 1983 puis participe à l'enregistrement de l'album studio Hyaena en 1984.

Avec le single "Cities In dust", Siouxsie ouvre une nouvelle brèche avec une approche résolument plus directe : ce titre renoue d'ailleurs avec l'urgence de leurs débuts. Tinderbox, l'album qui suit en 1986, met en valeur le jeu de guitare en arabesques de la nouvelle recrue John Carruthers. Ce dernier participe également à l'album de reprises Through The Looking Glass : un disque qui permet aux musiciens d'expérimenter à nouveau grâce au soutien de leur producteur et ami Mike Hedges.

En 1988, le groupe attire un public de masse en Amérique du Nord avec l'album Peepshow. Le premier single qui en est extrait, 'Peek-a-boo', réussit l'exploit d'ajouter sur une musique résolument pop rock des sons abrasifs avec des accents hip hop. On y trouve notamment des bandes enregistrées passées à l'envers. Les Chemical Brothers ne sont désormais plus très loin. L'instrumentation s'étoffe au passage avec l'arrivée du multi-instrumentaliste Martin McCarrick, un musicien jouant en plus des claviers, de l'accordéon et du violoncelle.

Après la tournée qui suit, Siouxsie et Budgie profitent d'une période de repos pour enregistrer un nouvel album de The Creatures, Boomerang où minimalisme devient synonyme de liberté esthétique. Jeff Buckley a repris sur scène quelques années plus tard, 'Killing Time' un des morceaux les plus langoureux de ce disque.

En 1991, le single 'Kiss them for me' se retrouve classé n°23 dans les charts des singles américains : la chanson produite par Stephen Hague (connu pour avoir travaillé précédemment avec New Order) mélange une rythmique baggy sur des cordes Beatles avec voix éthérée à la clef. Certains journalistes parlent de pop sophistiquée.

En 1994, Siouxsie chante en duo avec Morrissey sur le single Interlude, une ballade élégiaque servie par des arrangements de cordes. Un an plus tard paraît le dernier album studio du groupe : The Rapture, disque qui est musicalement assez proche de 'A kiss in the dreamhouse'. Les Banshees se séparent peu de temps après.

Siouxsie et Budgie poursuivent l'aventure sous le nom de The Creatures. Ensemble, ils enregistrent une musique particulièrement habitée sur Anima Animus. Cet album séduit les connaisseurs et PJ Harvey le classe dans le top 10 de ses albums de 1999.

Après avoir participé à une courte reformation des Banshees en 2002, la chanteuse participe à l'album 'Kish Kash' de Basement Jaxx puis à Hai!, le dernier opus studio des Creatures, salué à juste titre par le mensuel Magic lors de sa sortie.

En septembre 2007, paraît finalement le premier album solo de Siouxsie Mantaray. Le disque reçoit un très bon accueil de la critique anglo-saxonne : le très influent site américain Pitchforkparle dans sa chronique "de pop" et écrit "c'est un succès".[

Cet été, Siouxsie fera la tournée des festivals : elle jouera au Wireless Festival de Londres le 4 juillet 2008, le même jour que Morrissey. Elle donnera deux concerts en Belgique : elle sera le jeudi 10 juillet à l'affiche du festival Les Ardentes de Liège puis le mercredi 6 août au festival de Lokeren. Ellle ira ensuite en Espagne, pour participer au festival de Benicassim et au "Saturday Night Fiber" de Madrid, avec à nouveau pour chaque soir Morrissey en tête d'affiche.

Leur myspace : ici

# Posté le mardi 11 novembre 2008 04:07

Rosa Crux

Rosa Crux

Rosa Crux est un groupe de rock gothique originaire de Rouen. Leur musique est sombre, mélancolique, rituelle et parfois assez martiale. Ils chantent en latin.

Créé en 1984, Rosa Crux se distingue de la scène gothique par une musique hors norme et un jeu de scène particulier. En effet, le groupe élabore de façon artisanale les instruments et machineries qu'il utilise sur scène :Carillons d'église, batterie de tambours automate et autres machines qui pourraient sembler venir tout droit de l'atelier de Léonard de Vinci (Jeux de fers).

S'inspirant des critiques d'Antonin Artaud à l'encontre du Théâtre, les concerts de Rosa Crux sont systématiquement ponctués de performances exécutées au milieu du public sur le thème du corps en souffrance (Dance de la Terre, Homme dans la Cage) créant dans la salle des situations proches de celles d'un sacrifice.

Jouant sur la dualité et le paroxysme, les paroles chantées ne sont pas écrites par le groupe mais extraites d'½uvres antiques: textes liturgiques ainsi que formules ésotériques.

Le groupe se revendique du style "Dark Ritual" et reconnaît des influences aussi bien dans la grande musique Sacrée que chez certains groupes des années post-punk ayant abordé le rituel ou le paganisme sur scène (Virgin Prunes, The Moon lay Hidden Beneath a Cloud).

Depuis 2006, le groupe a signé avec le label allemand Trisol.

Leur myspace : ici

# Posté le mardi 11 novembre 2008 04:13