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Bonjour, je vous souhaite la bienvenue...

Je vous présente ce blog qui sera exclusivement consacré au mouvement dit "gothique". Sur ce blog, sera donc présente la musique gothique. Car oui, le mouvement gothique ce n'est QUE la musique et non pas d'idées philosophiques ou autres débilités que l'on peut lire sur de nombreux blogs.

Je vous demanderez par respect de ne pas faire de plagiat car chaque article a été crée par mes propres recherches.

Je tiens à mettre quelque chose au point, je REFUSE toute invitation ami sans commentaires postés préalablement sur le blog.

Et s'il vous plait, pas d'écriture SMS dans les commentaires !!!

Sur ce, je vous souhaite de passer une agréable visite...

# Posté le samedi 18 octobre 2008 17:06
Modifié le lundi 06 juillet 2009 08:37

Le Mouvement Gothique

Avant d'entamer la lecture de ce blog il est bien d'expliquer et de définir le mouvement gothique et de mettre les choses au claires.

Premièrement, le mouvement gothique ne concerne que la musique ! Il n'y a pas d'art gothique, de cinéma gothique ou pire de philosophie !
Ce sont des débilités ditent sur beaucoup de blogs et forcément la plupart des personnes recopient ce qu'ils voient sans réfléchir et sans se demander si cela est vrai. Voilà pourquoi aujourd'hui tout le monde parle de façon de penser etc.
Si tous les goths avaient la même façon de penser on parlerait de secte et vous les spookies vous êtes les premiers à défendre cette idée.
Vous allez me dire "oui mais le mouvement a évolué etc" mais ce mouvement a commencé avec la musique il est donc logique qu'il évolu musicalement !

Et justement, en parlant de la musique goth, le métal gothique n'existe pas ! Ce sont deux styles très différents qui ne se mélange pas. On ne parle pas de métal rap ou de métal classique car ce sont des syles très différents alors il en va de même pour la musique gothique.

Alors lorsque vous lisez des choses sur le net, posez-vous des questions à savoir si ce que vous lisez est logique...
# Posté le dimanche 19 octobre 2008 06:33
Modifié le lundi 06 juillet 2009 08:53

Bauhaus (Musique)

Bauhaus (Musique)

Le groupe britannique Bauhaus est une des toutes premières formations de la scène Batcave (club londonien) et post-punk, qui a donné naissance au rock gothique avec, entre autres, The Sisters of Mercy et Virgin Prunes.

En quelques titres dont Bela Lugosi's Dead, She's in Parties et Passion of Lovers, ils se sont imposés comme l'un des groupes importants de la scène rock britannique, grâce à la voix et au charisme de Peter Murphy et à une musique habitée incorporant des éléments de glam rock et de théâtralité.

Formé à Northampton en 1978 par quatre étudiants en art, le groupe sort son premier album In The Flat Field en 1980.

En 1981, paraît l'album Mask où la palette musicale de Bauhaus s'élargit. Le groupe s'essaie même à des morceaux nettement plus pop comme Passion of Lovers ou Kick in the Eye.

Le live de 1982, Press the Eject and Give Me the Tape retranscrit bien l'énergie des prestations scéniques du groupe.

Après deux autres albums, The Sky's Gone Out et Burning From The Inside, le groupe se sépare en 1983. Les membres s'en vont former les groupes Tones on Tail et Love and Rockets ou encore suivre une carrière solo, notamment Peter Murphy qui a sorti environ sept albums sous son nom.

Bauhaus se reforme une première fois en 1998 pour une tournée baptisée Resurrection Tour, quelques dates sold-out à New York et en Europe qui ont donné naissance au DVD Gotham.

En 2005, le groupe s'est à nouveau reformé et a effectué une tournée européenne. En 2006, le groupe assure la première partie de la tournée US de Nine Inch Nails.

À la fin de la tournée 2006, le groupe a démarré l'enregistrement de l'album Go Away White. Quelques mois plus tard, le groupe annonça sa séparation suite à différents problèmes internes, notamment la volonté du guitariste Daniel Ash de se consacrer uniquement à ses projets solos. Une tournée serait prévue néanmoins début 2009.
# Posté le dimanche 19 octobre 2008 10:16

The Cure

The Cure

The Cure est un groupe de rock et de new wave britannique, formé en 1976 à Crawley dans le Sussex de l'Ouest, qui a marqué les années 1980 et 1990. La formation actuelle est composée de la figure historique du groupe : le leader Robert Smith (auteur, compositeur et chanteur), de Porl Thompson à la guitare, Simon Gallup à la basse et Jason Cooper à la batterie.

D'abord nommé Malice en 1976, puis EasyCure en 1977, The Cure voit officiellement le jour par la suite, en 1978. Le trio est composé d'amis de lycée de Crawley (dans le Sussex), avec Michael Dempsey à la basse, Lol Tolhurst à la batterie et Robert Smith à la guitare et au chant. C'est Robert Smith, qui écrit toutes les paroles et la plupart des musiques du groupe. L'originalité du premier 45 T Killing an Arab, inspiré du roman L'Étranger d'Albert Camus, assure un début de notoriété au groupe grâce notamment aux fanzines alternatifs. Ils sont rapidement signés par Chris Parry, ex-manager des Jam, qui crée pour eux le label indépendant Fiction Records, auquel ils resteront fidèles jusqu'à la parution greatest hits en 2001. Bien que composé de musiciens ordinaires voire techniquement médiocres ou lassants (les batteurs notamment...), The Cure a su développer une musique reconnaissable de tous, tour à tour minimaliste, glaciale, psychédélique, rock ou pop. La beauté et l'intensité des mélodies a conquis un vaste public, les chansons plus commerciales et indigestes jouant un certain rôle dans l'élargissement de la renommée du groupe

Après un premier album au son post-punk très minimaliste, Three Imaginary Boys (1979), The Cure produira successivement trois albums plus sombres : le très atmosphérique mais encore relativement pop Seventeen Seconds (1980), Faith (1981), plus gris et désespéré, et le fulgurant et définitivement noir Pornography (1982) A la fin du Pornography Tour, le bassiste Simon Gallup quitte le groupe. Tolhurst quant à lui (dont les capacités extrêmement limitées à la batterie ont involontairement joué un certain rôle dans le façonnage du son "cure" de l'époque post-punk et cold wave) décide de passer aux claviers. Andy Anderson devient le nouveau batteur du groupe. The Cure opte alors en 1983 pour une tournure musicale plus légère (certains diront de "survie" pour le groupe), d'abord avec trois singles à succès (Let's go to bed, The Walk et The Lovecats) plus "abordables" venant contrebalancer l'ambiance des trois précédents albums. Puis toujours en 1983, R. Smith explore de nouveaux horizons, plus expérimentaux et psychédéliques, qui annoncera la suite de ses aventures. Il conçoit au côté de Steve Severin, un concept au nom de The Glove (nom inspiré par un personnage du film Yellow submarine des Beatles). Ils sortent quelques singles, et un album Blue Sunshine. Robert Smith profite aussi de son temps libre pour devenir le guitariste officiel de Siouxsie and the Banshees : il enregistre avec eux le live Nocturne filmé au Royal Albert Hall de Londres, puis l'année suivante l'album studio Hyaena.

Pour ce qui est de Cure, avec de nombreux changements de line-up, des disques plus pop apparaissent : The Top (1984) et surtout The Head on the Door (1985), ce dernier coïncidant avec l'explosion de leur popularité en Europe - et notamment en France - et leur succès grandissant aux États-Unis mais aussi en Australie (où le groupe jouit déjà d'une belle notoriété depuis quelques années), grâce à l'impact international des 45 tours In between days et Close to me. Titres que l'on retrouve, entre autres, sur la compilation parue en 1986 en forme de bilan après presque dix années d'existence, qui s'intitule Standing on a Beach (et Staring at the Sea pour sa version CD à la liste des morceaux légèrement différente). Et pour l'anecdote, c'est aussi à cette même époque que le look à la "Cure" fait nombre d'émules parmi les fans un peu partout sur la planète, un look particulier fait de coupes de cheveux hirsutes et de tenues vestimentaires à l'avenant, qu'arbore le groupe (et notamment Smith) depuis quelques années déjà...

Kiss Me Kiss Me Kiss Me, double album aux sonorités plus variées, suit en 1987, c'est encore un grand succès, qui les fait définitivement connaitre aux États-Unis. Notamment grâce aux tubes Why Can't I Be You, et surtout Just like Heaven basé en réalité sur un instrumental, amené à être un générique, que Smith et ses acolytes avaient composé quelque temps plus tôt tout spécialement pour et à la demande de l'émission "Les Enfants du rock", diffusée sur Antenne 2 (future France 2) au début et au milieu des années 1980, et qui a toujours soutenu le groupe.

L'album Disintegration en 1989 marque un retour à une musique plus sombre et mélancolique, rappelant la période 1980-1982 de la formation anglaise. Sur cet album, le son Cure se déploie : longs morceaux mélancoliques, son de guitare inimitable (mais souvent copié), utilisation de basse à 6 cordes, arrangements subtils. Les 45 tours Lullaby et Lovesong connaissent un grand succès dans les classements internationaux, notamment pour la dernière chanson citée qui se retrouve classée #2 aux É.-U., faisant de l'album un des grands succès de Cure dans ce pays. Suit alors une tournée mondiale (le "Prayer Tour") de longue durée dont l'ampleur et l'intensité restent encore gravées dans de nombreuses mémoires, et constitue pour beaucoup l'une des meilleures prestations publiques de Cure.

Après un disque de remixes plus ou moins bien accueilli par la critique, le groupe revient trois ans plus tard avec l'album Wish qui se retrouve respectivement classé dès sa sortie #1 au Royaume-Uni et #2 en Amérique (même si en France, le succès est pour la première fois depuis plusieurs années, moins marqué). Après ce triomphe, suit une période plus incertaine durant laquelle le groupe, en perpétuelle évolution au niveau de son effectif, semble connaitre une pause dans sa notoriété, tout en gardant son immense cortège de fans fidèles répartis aux quatre coins de la planète. Wild Mood Swings marque, tel the Top en 1984, une nouvelle étape dans l'épanouissement musical de Cure. Contenant des chansons pop et commerciales mais aussi de somptueux morceaux (Want, This is a Lie, Treasure, Numb, Jupiter Crash, Bare), accompagné de faces B magnifiques (Home, It used to be me...), cet opus révèle un Cure maîtrisant mieux sa musicalité, et pouvant se permettre, comme il l'avait réellement commencé avec Wish, d'élaborer des chansons à la structure fournie et complexe.

Bloodflowers, paru en 2000, est un ensemble qui renoue avec l'homogénéité noire des débuts, en proposant une série de chansons pour la plupart lyriques et tristes. Là aussi la maturité musicale progresse, la voix de Smith et les compositions dénotant l'assurance et la virtuosité d'un groupe dont le leader a maintenant 40 ans. Le dernier album paru, The Cure en 2004, marque, peut-être pour la seconde fois depuis Mixed Up, le faible album de remixes de 1990, un déclin réel dans l'inventivité et la musicalité du groupe. Les chansons, sans réelle mélodie accomplie ni aucune originalité, sont trop lourdes et chargées pour arriver à la hauteur de ce que Cure a pu produire par avant. A noter toutefois une énergie que l'on avait rarement entendue chez Cure. Sous la houlette du producteur Ross Robinson, qui a notamment travaillé avec Korn, Robert Smith et son groupe enregistrent cet album en prise directe, et cela se sent. Le chant est enervé, habité, comme sur ce qui est sans conteste le meilleur morceau de ce disque, Lost. Un morceau typiquement Cure, glauque à souhait (les guitares saturées et dissonnantes sont là pour le rappeler). Malgré ce bijou, l'album n'arrive pas à la cheville de certains autres, tels Disintegration ou Pornography.

Réduit à un projet solitaire depuis une dizaine d'années et ayant subi plusieurs changements de line-up, pour certains le groupe devient un prétexte aux compositions plus ou moins inspirées de Robert Smith. Cependant, durant les trente dernières années, The Cure a su explorer avec une étonnante vitalité des univers différents (cold wave, indie rock, noisy pop, pop, goth rock, prog rock...)mais tout en restant new wave et tout en développant sa personnalité et son originalité (incarnée exclusivement par Robert Smith).

Le groupe a également influencé de nombreux musiciens et constitue aujourd'hui une référence solide dans le monde de la musique pop/rock.

Robert Smith, pour sa part, a toujours avoué des influences diverses, telles que Jimi Hendrix, David Bowie, Captain Beefheart, Echo and the Bunnymen, Cocteau Twins etc.

Une tournée européenne en février-mars 2008 voit le groupe, sur un set pouvant atteindre parfois près de 4 heures, parcourir tous les tubes de sa carrière. Il devrait y avoir un DVD du concert, qui s'est déroulé le 12 mars 2008 à Paris - Bercy, en Décembre 2008.

Le 13e album studio, titré 4:13 Dream, est annoncé pour le 27 octobre 2008. Il est précédé de quatre singles The Only One le 13 mai, Freakshow le 13 juin, Sleep When I'm Dead le 13 juillet, The Perfect Boy le 13 août ainsi que d'un maxi intitulé Hypnagogic States comprenant des remixes des quatre singles le 13 septembre.
# Posté le mercredi 22 octobre 2008 10:13

Christian Death

Christian Death

Christian Death est un groupe de Death Rockfondé en 1979, sur la côte ouest américaine, par le chanteur, poète, écrivain, réalisateur et compositeur Rozz Williams.

Bien que peu connu en France, le groupe y connut son heure de gloire grâce au label Havrais L'Invitation Au Suicide, créé par Yann Farcy, qui choisit de ressortir des éditions luxueuses de leur premier album Only Theatre of Pain, sorti en 1982 et le EP Deathwish, des version antérieures de morceaux d'OTOP ainsi que d'autres titres. Le tout est agrémenté de textes et de photos de toute beauté, à l'instar de ce que l'I.A.S avait fait pour l'album concept "Heresie" de Virgin Prunes.

Cette première formation comporte Rozz Williams (Chant), Rick Agnew (guitare), James Mc Gearty (bass), George Belanger (drums) aidés par une certaine Eva O. -qui fait quelques choeurs sur Cavity- et Franck, le frère du guitariste.

Tension, énergie sombre, douleur et poésie parnassienne... autant de traits marquants d'un mouvement Death Rockaméricain naissant. On y trouve, entre autres perles noires, marquées par le courant post-punk californien, le tube Romeo's distress. De ce courant, d'autres groupes émergent, 45 Grave, The Adolescents, Superheroines (avec Eva O.) et autres Pompei 99.

Fin 1983, Yann Farcy commande à Rozz Williams un nouvel album de Christian Death, celui ci s'appellera Catastrophe Ballet en hommage à André Breton. Hélas le Christian Death originel s'est séparé notamment à cause de problèmes de drogues. Le groupe Pompei 99, (composé de Valor Kand, Gitane Demone et David Glass) qui a partagé l'affiche avec Christian Death plusieurs fois, se propose de continuer l'aventure, même si Rozz aurait préféré qu'ils prennent le nom Daucus Karota. Mais c'est sans compter sur Farcy et surtout Valor qui tiennent au concept de Christian Death.

Le résultat de cette collaboration est moins tendu que le premier opus et gagne en atmosphère ce qu'il perd en énergie brute. Catastrophe Ballet, enregistré en Ecosse, est un jalon dans la discographie de Christian Death, Valor mettant son talent d'arrangeur au service d'idées parfois anciennes ("Sleepwalk" sur l'album et une version superbe de "Mysterium Iniquitatis" sous le nom de "Theatre Of Pain" lors des concerts) et dans des morceaux déchirants comme "The Blue Hour". La voix et les claviers de Gitane Demone contribuent beaucoup à étoffer le son du groupe.

Ashes sort en 1985, encore plus sombre et varié, cet album marque l'apogée du duo Rozz/Valor. On peut y entendre Sevan Kand, l'enfant de Gitane et Valor, qui y pousse la chansonnette dans une pure tradition du cri d'enfant enregistré, inaugurée par Bob Ezrin sur l'album "Berlin" de Lou Reed. Quand on sait le groupe fan du chanteur new yorkais, on comprend mieux leur choix. Le morceau qui inaugure l'album "Ashes" est une lente montée en puissance, commençant par quelques notes de piano dissonantes, pour finir en totale furie cacophonique, le chant de Rozz qui a encore pris de l'ampleur et de l'emphase, décrit dans ses lyrics ce mélange de romantisme et de douleur de manière encore plus convaincante que dans les deux premiers 33 tours.

Les riches instrumentations de Valor évoquent la musique médiévale (tambours de guerre, violons, violoncelles) et jamais par la suite Christian Death n'arrivera à atteindre une telle puissance évocatrice. On devine, sans qu'ils soient nommés de manière équivoque, les écrits de Lovecraft (The Luxury of tears fait immanquablement penser à "je suis d'ailleurs"), Edgar Poe ou encore Oscar Wilde derrière les thèmes développés ici. Un titre comme Lament, très marqué par le cabaret d'entre deux guerres fait la part belle aux deux vocalistes, Rozz et Gitane, qui sortiront bien plus tard un album en duo "Dream Home Heartache" en 1995, plus marqué par le cabaret et le spoken word que par le rock gothique.

When I was Bed est un tube potentiel et c'est ce genre de titre qui décidera Rozz à quitter le groupe, considérant que la tournure que prend Christian Death est à l'opposé de sa quête artistique personnelle. Le génial Off the Wound, une comptine complètement dérangée clôt l'album entre les vocalises suraigües de Gitane, des violons grinçants et la voix du chanteur qui semble être celle d'un vieillard dément. Ce dernier morceau donne clairement la direction que prendra désormais Williams sous le nom de Premature Ejaculation, un projet conceptuel qui puise ses racines dans les expérimentations apocalyptiques de Throbbing Gristle. Rozz retourne toutefois en studio la même année avec Eric Westfall, leur producteur, pour enregistrer deux titres qui n'auraient pas dépareillé sur l'album "Ashes" : "Spectre" ainsi que "Love is Dead".

Après le depart de Rozz en juin 1985, Le guitariste Valor Kand reprend à son compte le nom et la destinée du combo et sort à la va vite une flopée de titres, rassemblés sur "The Wind Kissed Pictures". Cette collection de simples souffre cruellement d'une production calamiteuse et de l'absence de Rozz, ceci malgré Barry Galvin, recruté peu de temps avant le départ du membre fondateur du Christian death originel. Barry Galvin (Bari-Bari), futur membre de Mephisto Walz, Scarlets Remains...) ne sera pas crédité pour certaines de ses compositions du premier album du "nouveau" Christian Death.

Sorti en 1986, le dit album marquera les esprits : Atrocities, comme cette opération à c½ur ouvert illustrant la jaquette, lumière blafarde du bloc opératoire sur un inévitable fond noir. Le style rigoureusement pompier de Valor n'a pas encore totalement étouffe la créativité du groupe, et on retrouve même ici un esprit très proche de "Ashes" : Ventriloquist est même le seul (et unique) morceau dans lequel le nouveau maitre du groupe se lâche totalement au niveau du chant. Une ambiance décadente et noire qui n'est pas pour déplaire au public habitué aux précédents opus. Les fans qui n'ont pas suivi le Christian Death de Valor avouent tout de même qu'Atocities n'est pas un disque déplaisant. Gitane s'épanouit au chant dans une superbe reprise du Gloomy Sunday de Billie Holyday. Ceci dit, la cohésion et la qualité de l'album n'empêchera pas Bari-Bari et le bassiste Johann Schumann de quitter le navire, pour fonder Mephisto Walz, un projet gardant la continuité de l'esprit gothique et romantique initié par le Christian Death originel.

"The Scriptures" suit en 1987 avec le single "Sick of Love" et quelques titres pop qui l'accompagnent : "Vanity", "Four Horsemen" et "1983" (une magistrale réinterprétation de Jimi Hendrix). Le reste de l'album, très marqué par la spiritualité -un des chevaux de bataille de Valor avec le sexe et l'apocalypse- continue dans un délire totalement conceptuel, à partir d'écrits bibliques en tout genre, notamment de témoins de jehovah... à la sauce Valor. En effet le livre des révélations est le nom donné par cette secte à l'Apocalypse de Jean. Les obsessions de Kand pour Nostradamus le poursuivront jusqu'au premier janvier 2000, date à laquelle le monde était censé disparaitre dans les flammes. L'histoire aura tranché, Valor passera pour le Paco Rabannedu gothic rock.

Sont recrutés James Beam et Kota pour succéder respectivement à Barry Galvin et Johann Schumann, ce qui n'empêchera pas par la suite au groupe de tomber dans la vulgarité et le mauvais goût. A noter le superbe "Golden Age" assez délicat avec son piano et ses ch½urs, chanté par Gitane.

Sex & Drugs & Jesus Christ, en 1988, commence à se perdre dans les provocations faciles et les lourds riffsde guitare tout droit venus de la planète Hard-rock... Ceci dit, pour son ultime participation à un album de Christian Death, Gitane Démone donne le meilleur d'elle même dans le sarcastique "Jesus, if you love me, where's the sugar?" et dans le lyrique Incendiary lover. Wretched Mankind n'est pas désagréable non plus même si les thèmes abordés par Valor tournent un peu en rond. Quelques maxis sortent, même si comme à l'image de Church of no return, le leader se crédite un peu pour tout et n'importe quoi, ses qualités de musiciens lui permettant ce tour de force, qu'il renouvellera dans les deux opus à suivre. Zero sex et This is blasphemy ne font que confirmer la nouvelle tournure métal que prend le "groupe". Après un live moyen The Heretics Alive, Gitane met la clé sous la porte à la ville comme à la scène, s'estimant lésée et avouant être restée dans le groupe pour des raisons extra musicales (leur fils, notamment).

Qu'à celà ne tienne, en 1989 Valor n'a besoin que d'un guitariste multi-talents, "Nick the bastard" pour le seconder dans un double album en demi teinte. All the love - All the hate est à moitié raté, c'est à dire que "All the hate" souffre des mêmes tares que les maxis de 1986, à savoir une production atroce qui ne met pas en valeur les compositions, celles-ci n'étant pas forcement à la hauteur du reste... Pour ce qui est de "All the love", le disque comporte de très beaux titres We fall like love en est un bel exemple. Valor sait baisser le volume pour faire quelque chose d'autrement plus délicat que de la bouillie métal produite à la louche de "All the hate" à la pochette douteuse en plus d'être visuellement discutable. on s'éloigne parfois complètement du gothic rock pour aller lorgner vers la pop ou le gospel et une reprise de Jimi Hendrix (encore) "Angel", ce qui prouve l'etendue la culture musicale du leader de "Christian Death 1989". Ce dernier avouera par la suite ne pas avoir eu le temps de produire correctement le jumeau de "All the love", ceci expliquant peut-être cela. A noter tout de même le caustique I hate you chanté par un Sevan Kand un peu plus grand que sur "Ashes" qui se défoule sur fond de heavy métal en jurant et en criant tout ce qui lui passe par la tête. A tel point que la version américaine du single est inaudible tellement elle comporte de bips.

Valor termine les années 80 en beauté avec INSANUS, ULTIO, PRODITO, MISERICORDIAQUE, une espece de compilation dans laquelle figure des demos retravaillés par le maitre et qui avaient été abandonnés par Christian Death de 1985 à 89, dont un morceau avec Rozz Williams "Infans Vexatio", magnifique, aussi connu sous le titre "Lullaby". "Venenum" retient aussi l'attention, avec la présence de Gitane à la voix, David Glass et Bari-Bari ainsi que d'autres titres un peu pop, à l'esprit plus ou moins gothique. En tout cas point de metal lourdingue ici, ce qui sauve cet opus de bonne facture dans l'ensemble. "Mors Voluntaria" comporte un sample de la version studio de "A saucerful of secrets" de Pink Floyd, de manière à peine perceptible, ce qui donne à ce morceau une dimension parfaitement hypnotique. Valor crédite par ailleurs un orchestre symphonique.

Rozz de son côté, bien qu'occupé avec son nouveau groupe Shadow Project, reforme une mouture de Christian Death fin 1989 avec deux des membres originaux. Valor, ne souhaitant pas en rester là, l'attaque en justice et obtient du groupe de Rozz qu'il se rebaptise Christian Death featuring Rozz Williams pendant que son propre groupe tourne sous le nom de Christian Death TM, une situation burlesque qui n'est pas sans rappeler le groupe Yes et les scrupules artistiques qui poussent les uns et les autres à utiliser une franchise pour valider leur démarche artistique, Rozz ayant laissé ses compagnons en 1985 et Valor ayant quelque peu dénaturé le cahier des charges death rock originel du concept, sans parler du fait qu'il se revendique encore aujourd'hui de la paternité et du nom d'un groupe dont il n'est pas lui même un membre fondateur. Cette position délicate n'est pas sans rappeler celle de David Gilmour dans le groupe Pink Floyd, toutes proportions gardées. De cette reformation opportuniste de Christian Death par Rozz surnagent tout de même quelques titres intéressants tels les albums "The Rage of Angels" et "The path of Sorrows" ainsi que des titres épars tels l'honorable "Skeleton kiss", avec une réserve tout de même pour les personnes allergiques au métal. Un dernier concert des Christian Death originels est donné en juin 1993.

Shadow Projectest l'occasion pour Rozz Williams et Eva O de revenir à un son rock brut, parfois plus sombre que Christian Death, et intègre en plus des technologies modernes telles le sampling grâce au clavieriste Paris, celui là même que l'on voit en pleine action sur la pochette de la compilation "The Whip". Johann Schumann et David Glass feront partie d'une mouture primitive de Shadow Project.

Rozz Williams est aussi très actif avec ses autres differents projets (Daucus Karota, EXP, Premature Ejaculation), et sous son propre nom dans d'excellents albums spoken word introspectifs qui ne sont pas sans rappeller l'esprit des écrits de William Burroughs, spirale cauchemardesque de l'héroïne et de l'auto analyse. Les textes de Rozz se font de plus en plus pointus et acérés.

Depuis sa rencontre au début des 90's avec la bassiste et chanteuse Maitri, le désormais, Christian Death (tm) de Valor ne fera plus appel qu'a des membres additionnels, écumant la scène rock plus ou moins métal. "Sexy Death God" daté de 1994 comporte de bons moments tels "Temple of desire" "Heresy Act Two" ou "Drilling the Hole" même si le gros métal qui tâche domine, tout comme dans l'album suivant "Prophecies".

En 1998 "Pornographic Messiah" renoue avec un esprit un peu plus 'gothique' avec des titres comme "Millenium unwind" et la reprise du "Sex Dwarf" de Soft Cell qui avait fait son petit effet quand le groupe Synth-pop l'avait assorti d'une vidéo croustillante. Christian Death s'en sort bien dans cet exercice de style, même s'ils s'adjoignent les services de membre du groupe black métal comique "Cradle of Filth", et qu'ils reprennent un titre des "Tétines Noires" : Washing Machine.

1998 est également l'année ou Rozz Williams se donne la mort, ne laissant aucune explications sur son geste.

L'album de Valor est d'ailleurs dédicacé à la mémoire de Rozz Williams, ce qui n'a pas manqué de faire réagir les proches de Rozz, tels Williams Faith.

En 2001 sort "Born again Anti Christian", puis le projet de Maitri "Lover of Sin" dans une veine purement métal.

Après un long silence, Valor réanime Christian Death en 2007 avec "American Inquisition".
# Posté le mercredi 22 octobre 2008 11:00